Le silence comme approbation

« Qui ne dit mot consent »… Derrière ce proverbe se cache une mécanique silencieuse : le consentement implicite. Entre relations intimes et structures collectives, cet article interroge le rôle du silence, de la fatigue organisée et du confort moderne dans notre soumission inconsciente. Un appel à retrouver lucidité, énergie et courage pour rompre l’anesthésie sociale et réapprendre à dire non !

IDENTITÉS, SOCIÉTÉ & POUVOIR

Transmitho

9/12/202513 min read

Qui ne dit mot consent

Ce proverbe, qu’on utilise souvent pour parler d’acceptation tacite, résonne en moi avec une observation nouvelle. Parce que le silence (le mien, le nôtre) est souvent bien plus qu’un simple oubli de dire non. Il est le produit d’une éducation qui conditionne à ne pas faire de vagues, d’une fatigue généralisée et d’un système qui épuise. Et ce silence, qu’on croit anodin, devient la fondation d’un consentement implicite qui permet de se normaliser.

Combien de fois me suis-je retrouvée à ne rien dire face à une situation, pensant que mon désaccord était évident ? Que mon attitude suffisait ? Que ce soit dans le noyau familial ou dans l’environnement social, je croyais que mon désaccord intérieur se lirait sur mon visage ou dans mon regard et que cela suffisait à faire comprendre ma réponse. Malheureusement, non seulement le monde ne capte pas cette forme de communication, mais en plus, cela ne suffit pas à expliciter clairement un désaccord.

Ce constat, ainsi qu’une dernière expérience personnelle, m’ont poussée à explorer ce que notre fatigue collective, notre quête de confort et notre peur du conflit produisent : un esclavage psychique, doux et insidieux.

Cet article est une tentative pour mettre des mots sur ce mécanisme silencieux et sur les raisons pour lesquelles, souvent, nous ne disons rien.

La mécanique du consentement implicite

« Tu n’as pas besoin de dire oui pour être complice. Il suffit de ne pas dire non quand tout le monde agit dans un sens. »

Le silence comme consentement : un mécanisme insidieux

Plus jeune, je ne parlais pas.

Non pas par inaptitude, mais par « flemme » : parler me fatiguait. Je pensais qu’il suffisait de comprendre ce que je voulais dire par mon attitude et ce que je « dégageais ». Mais avec le temps, j’ai appris que cette paresse de communication avait des conséquences : malentendus, colères et souvent des ressentiments inutiles. Clarifier mon consentement ou mon désaccord était devenu un véritable apprentissage, un travail de prise de conscience de mes intentions, de ma pensée et de l’énergie que j’alloue à chaque acte de communication.

Ce manque d’énergie n’est pas un fait personnel. Il est collectif. Notre société fonctionne comme une vaste mécanique où l’acceptation silencieuse (souvent inconsciente) joue un rôle clé. Nous avons consenti à bien des choses, petit à petit, sans toujours nous en rendre compte.

Ce consentement silencieux est le socle invisible de nombreuses injustices. Il participe, chaque jour, à entretenir les rouages d’un système dont nous nous sentons souvent prisonniers.

Derrière ce silence, il y a un mécanisme psychologique profondément humain : le cerveau cherche à réduire l’inconfort. Et lorsqu’un désaccord devient trop complexe, trop coûteux à exprimer ou à assumer, le silence devient le chemin le plus court vers une forme de soulagement. C’est cette logique que je vous propose d’explorer, d’abord dans l’intimité des relations personnelles, puis dans les dynamiques collectives.

Le silence dans les relations intimes : entre protection et confusion

Le silence est souvent interprété comme un consentement.

Pourtant, il agit parfois comme un mécanisme d’auto-protection mentale, bien plus qu’un réel accord. Il est un compromis intérieur entre ce que l’on ressent (de désagréable) et ce que l’on ose dire (qui validerait l’inconfort).

Imaginons une situation dans laquelle une personne dans une relation de couple subit des comportements contrôlants ou abusifs de la part de son partenaire, mais ne les remet pas en question. Pas par adhésion, mais parce que dire non, c’est risquer le conflit, la rupture ou le rejet.

Ce silence est alors le fruit d’une dissonance cognitive : un effort mental pour réconcilier deux vérités qui s’opposent.

Voici globalement comment agit cette dissonance cognitive dans cet exemple :

  • Pensée 1 : « Je crois que mon partenaire m’aime et qu’il veut mon bien. »

  • Pensée 2 : « Ses actions me blessent et me font me sentir diminuée. »

Le conflit naît de cette dissonance entre la vision idéale de la relation et la réalité vécue. Plutôt que d’affronter cette contradiction, la personne rationalise « Il est fatigué, il a passé une mauvaise journée, il ne voulait pas vraiment me blesser, il finira par changer… »

Ce mécanisme permet de maintenir la relation en l’état, au prix d’un renoncement silencieux à ses propres limites. Et ce silence, à force de répétition, devient une forme d’acceptation implicite.

Bien sûr, dans cet exemple précis, ce silence n’est pas qu’une stratégie cognitive. Il prend racine plus profondément, dans des conditionnements affectifs souvent hérités de l’enfance : une peur de déplaire, une insécurité émotionnelle, une estime de soi fragile qui fait croire que l’on mérite ce traitement ou que l’on ne vaut pas mieux. Le besoin d’être aimé coûte que coûte peut pousser à taire ce qui dérange, même au détriment de son intégrité.

Vous comprenez, je l’espère, comment cette absence de non, motivée par des peurs ou l’épuisement, ouvre la voie à des abus subtils.

Ce phénomène psychologique est aussi présent à l’échelle collective. Le non-dit devient un ainsi un langage. Un système de communication fondé sur des suppositions.

Le consentement implicite dans les structures collectives

Plus jeune, j’avais effectué un service civique au sein d’une association. C’était justement l’association pionnière du Service Civique des jeunes en France.

J’évoque ce que le service civique m’a globalement apporté dans cette vidéo :

Nous étions un petit groupe, chargé de mener un projet dans un EHPAD. Très vite, nous avons été choqués par le ton infantilisant et parfois humiliant, utilisé par certains membres du personnel envers les résidents, notamment lors des activités de groupe.

Nous étions révoltés et unanimes : il fallait dénoncer, alerter et arrêter ce projet.

En exposant la situation aux responsables de l’association, nous avons découvert une vérité encore plus glaçante que les faits eux-mêmes : une forme d’acceptation généralisée. Un fatalisme tranquille, nourri par l’épuisement, les manques de moyens et la surcharge de travail que cette mise en lumière impliquerait.
Bien sûr, ce fatalisme n’était pas clairement explicité mais sous-entendu.

C’est ce non-dit collectif, cette passivité résignée qui a permis à certaines structures privées de monétiser la vieillesse au détriment de la dignité humaine. Ce n’est que grâce à des enquêtes récentes que ce système a commencé à être mis en lumière.

Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Ce qui se joue dans l’intime – le silence comme solution temporaire à l’inconfort – se déploie à grande échelle dans nos structures sociales. Ce qui semble anodin devient un socle. Et ce socle fait système.

L’épuisement comme stratégie systémique

Ce n’est pas seulement par peur ou habitude que l’on ne dit pas non. C’est aussi — et souvent — parce qu’on n’a tout simplement pas l’énergie de le faire. Pas l’énergie de contester, de poser une limite, d’ouvrir un débat ou même de dire “je ne suis pas d’accord”.

Et ce n’est pas anodin.

Le mode de vie occidental, dans sa version moderne et mondialisée, est une fabrique à fatigue. On nous vend un confort qui épuise. Un rythme qui use. Une alimentation qui engourdit. Des écrans qui capturent notre attention. Des horaires de travail qui grignotent notre temps de repos. Des injonctions à être performant, à aller vite et à faire toujours plus… Et dans tout ça, quand est-ce qu’on respire ? Quand est-ce qu’on pense ? Quand est-ce qu’on ose dire non ?

Le consentement implicite n’est pas seulement de la paresse ou de la lâcheté : c’est de la fatigue chronique organisée.

Le plus fou, c’est qu’on s’est habitués à cette fatigue. On s’est adaptés. On a intégré cette léthargie comme “normale”. Et c’est justement là que réside la mécanique la plus perverse du système : nous faire croire que notre épuisement est une fatalité, alors qu’il est savamment entretenu.

L’épuisement que nous ressentons n’est pas un simple effet secondaire de notre époque : il est la conséquence directe d’un système dont les piliers – malbouffe, surstimulation technologique, obsession de la productivité et distraction permanente – fonctionnent en synergie pour affaiblir notre vitalité et limiter notre capacité de résistance.

D’une part, prenons la malbouffe ultra-transformée, riche en sucres, additifs et graisses saturées. Elle perturbe notre microbiote intestinal, ce qui impacte directement notre humeur, notre niveau d’énergie et nos fonctions cognitives (Travaux du Dr Michael Mosley). Les sciences millénaires le savaient déjà et des recherches récentes en neuro-nutrition l’ont (enfin) approuvés*.

Parallèlement, l’usage excessif des écrans et des réseaux sociaux entretient un état d’hypervigilance et de dépendance dopaminergique, réduisant drastiquement notre attention et notre disponibilité mentale.

Quant à la culture de la productivité, elle valorise la performance continue au détriment du repos, menant à des taux records de burn-out, même chez les plus jeunes (l’OMS a classé le burn-out comme un phénomène professionnel en 2019).

Enfin, les sollicitations constantes – publicités, notifications, divertissements – contribuent à une fragmentation de la pensée, empêchant toute forme de recul ou d’introspection.

Pris dans ce tourbillon, notre énergie vitale est continuellement ponctionnée, nous maintenant dans un état de semi-somnolence.

Trop fatigués pour résister.

Trop occupés pour questionner.

Trop distraits pour dire non.

Et cet épuisement nous rend dociles. Silencieux. Moins enclins à remettre en question ce qui ne nous convient pas. Moins capables de nous lever pour défendre nos besoins profonds. Moins présents à notre propre vie.

Je suis intimement convaincue que beaucoup de nos “oui” ne sont pas sincères. Ce sont juste des “j’ai pas la force de dire non”. Et ce glissement est terrifiant. Parce qu’il nous fait passer d’êtres conscients à participants passifs.

Et si cette fatigue généralisée était en réalité une stratégie de contrôle ? Une forme d’auto-sabotage collectif programmé, bien plus efficace que la censure : une société trop fatiguée pour résister n’a même pas besoin d’être muselée. Elle se tait d’elle-même.

Ce confort qui bloque notre énergie vitale

Tranquillité ou Anesthésie ?

On pourrait croire que le confort est le contraire de la violence.

Un canapé moelleux, une livraison en un clic, un abonnement Netflix ou un thermostat bien réglé. Le summum de la civilisation ? L’apothéose de la paix et de la douceur ?

Est-ce vraiment si simple ?

Le confort, tel qu’il est valorisé dans nos sociétés n’est pas neutre. Il nourrit un état d’engourdissement subtil, difficile à repérer, parce qu’il ne fait pas mal. Au contraire, il nous apaise des angoisses, parfois existentielles ou plutôt, il nous apaise juste assez pour que l’on ne se rebelle pas.

À force de confort, on perd le goût de l’effort. On évite les inconforts, même nécessaires. On préfère ne pas voir ce qui dérange, détourner les yeux, baisser la tête.

Sans qu’on s’en rende compte, on devient anesthésiés de l’intérieur. Nos révoltes s’émoussent. Notre feu vital se tasse. Nos élans sont canalisés dans des espaces balisés : consommer, produire, se distraire, se conformer.

Ce confort moderne agit comme un sédatif : il nous fait rend supportable à nous-même, dans un monde insupportable.

Ce n’est pas qu’on aime ce système. Beaucoup ont beau le critiquer d’une manière ou d’une autre mais à quoi bon ? On le critique mais on le tolère, parce qu’il nous fournit les doses régulières de confort nécessaires pour survivre.

Mais à quel prix ? Combien de libertés sacrifiées pour une sécurité illusoire ? Combien de silences échangés contre un peu de tranquillité ? Combien de “c’est pas si mal après tout” pour éviter le vertige de l’inconnu ?

« Les gens n’abandonnent pas leur liberté. Ils l’échangent contre du confort. » – David Foster Wallace

Lorsque je présente cette observation, une des remarques qui revient souvent est celle que le que le confort n’est pas mauvais en soi et que nous avons dû évoluer et travailler en ce sens par rapport aux conditions de vie misérables dans lesquelles nous vivions il y a un certain nombre de décennies. Que beaucoup continuent à vivre dans des conditions misérables aujourd’hui. Je précise à chaque fois que ce n’est pas le fond de mon analyse et du message que je veux faire passer. Ce que je pointe du doigt, c’est l’habitude. C’est l’addiction au confort. Cette dépendance qui nous rend vulnérables. Cette impossibilité de faire autrement. Celle qui nous éloigne de notre boussole intérieure. Qui nous fait croire que la paix, c’est l’absence de frictions, alors que parfois, la vraie paix commence justement avec un “non”.

Quand il nous coupe des autres, ce confort renforce notre soumission.

Le confort n’endort pas seulement notre capacité de révolte. Il nous éloigne aussi les uns des autres.

Vous êtes dans un immeuble moderne, dans une grande ville.

Chacun rentre chez soi avec son badge magnétique. On monte en ascenseur sans se saluer, les écouteurs vissés dans les oreilles. Les portes se ferment, les écrans s’allument. Livrés à nos séries, à notre livraison de repas en un clic, à notre petit monde numérique sur mesure, nous n’avons plus besoin de frapper chez le voisin. Trop occupés à gérer notre petite survie pour lever la tête et regarder autour.

Et puis un jour, il y a un problème dans l’immeuble.

Une voisine du quatrième, une femme seule avec deux enfants, subit du harcèlement de la part de son propriétaire. Menaces, pressions, coupures de chauffage l’hiver. Elle en parle à quelques résidents. Personne ne réagit vraiment. Pas par méchanceté, mais parce que… c’est flou, c’est gênant, c’est intrusif. Et puis, franchement, on est fatigués. Et on n’a pas envie d’avoir des ennuis !

Alors, personne ne dit rien.
Et le propriétaire continue, encouragé par ce silence.
Et l’injustice se banalise.
Et la souffrance s’invisibilise.
Et le système gagne.

Voilà comment le confort nous soumet : en rendant l’autre trop lointain pour être un allié, et sa douleur trop encombrante pour qu’on s’en sente solidaire. Ce n’est pas qu’on approuve. C’est juste qu’on se tait. Parce que le dérangement est devenu un luxe qu’on ne peut plus s’offrir.

Quand on est seul, on ne dit rien.
Quand on est seul, on se tait.
Et ce silence, encore une fois, vaut consentement.

Reconquérir son pouvoir : désobéir, s’exprimer et agir.

Reprendre notre voix ne passe pas forcément par de grands discours ou des actes héroïques. Il ne s’agit pas de devenir subitement militant, bruyant ou revendicatif. Il s’agit peut-être, d’abord, de se désanesthésier. De prêter attention à ce qui, en nous, s’est habitué à se taire.

« Dire non, c’est commencer à exister. » – Albert Camus

Il est vrai qu’en ce qui me concerne, j’ai une propension à une forme de rébellion sage. Celle de la quête de vérité sous toutes ces formes. Elle s’est manifestée sous différentes formes et a bien sûr évolué au fil du temps. La rébellion (parfois passagère) de l’adolescence s’est canalisée vers des actions concrètes fondées sur certains principes non négociables. Ceci dit, je ne l’ai pas toujours écouté cette voix, loin de là ! Par expérience, j’ai réalisé que cela me coûtait plus cher énergétiquement de ne pas exprimer mon désaccord que de subir les conséquences d’un ‘’non’’.

En effet, j’avais compris que certaines émotions qui me traversaient (telles que la colère ressentie après coup), étaient des indicateurs puissants de l’inadéquation entre mes actions et principes. Par exemple, dans un cadre professionnel, je préférais dire à une personne qu’elle n’avait pas le droit de faire cela ou qu’elle n’avait pas été juste plutôt que de laisser couler par crainte de représailles sur mon travail. Mon intégrité était plus importante.

Ceci dit, je suis parfaitement consciente que les moments de vulnérabilité guettent toujours…

Par conséquent, pour prêter attention à ce consentement silencieux en nous, il faut du courage. Pas le courage de crier, mais celui de sentir.

Ressentir l’inconfort, la colère et même l’impuissance.

Ressentir ce moment où l’on baisse les yeux plutôt que d’intervenir (ça vous dit quelque chose?). Ce moment où l’on dit “oui” alors qu’en soi, c’était un “non” (ça vous dit quelque chose aussi?)

Le premier acte de courage selon moi, c’est la lucidité. Et la voie de la lucidité commence par de simples questions.

  • Quand ai-je consenti par fatigue ?

  • Quels silences dans ma vie sont en train de me coûter cher, sans même que je m’en rende compte ?

  • Quelles causes ou personnes mériteraient que je parle, même doucement, même juste autour de moi ?

  • Est-ce que je me protège ou est-ce que je fuis ?

  • Que puis-je faire, à ma petite échelle, pour rompre l’isolement — le mien, celui des autres ?

  • Est-ce que j’ose dire « ça ne me convient pas », même sans solution immédiate ?

Il ne s’agit pas d’avoir réponse à tout. Mais d’oser se poser les bonnes questions, et de ne pas y répondre trop vite. Car parfois, la réponse vient dans la rencontre. Dans la conversation. Dans le moment où l’on ose dire « moi aussi, je suis las », ou « je ne suis pas d’accord ».

Parler, ce n’est pas seulement dénoncer. C’est rétablir un lien vivant avec la réalité. C’est refuser l’anesthésie. Refuser le confort de l’indifférence.

Peut-être commencer par écouter différemment. Oser poser des questions à ses proches, à ses collègues. Créer des espaces où la parole est possible, même maladroite. Réapprendre à regarder autour : qui a besoin de soutien ? Qui n’a plus de voix ? Qui, près de moi, s’épuise à force de ne pas être entendu ?

Et puis, se demander chaque jour :
Quel silence ai-je laissé passer aujourd’hui ?
Et, surtout :
Est-ce que je le laisserai passer demain ?

* Voir notamment :

  1. MedVix Publications – Effects of Ultra-Processed Food on Human Gut Microbiota
    https://medvixpublications.org/article/effects-of-ultra-processed-food-on-human-gut-microbiota

  2. ScienceDirect – Diet and the gut microbiome: Associations, implications, and future directions
    https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0963996923002752

Dans un prochain article, j’explorerai comment notre hygiène de vie moderne nous vide littéralement de notre énergie vitale.
Un regard lucide et nécessaire sur la fatigue comme outil de contrôle, et sur les moyens très concrets de retrouver notre puissance d’agir.
À lire bientôt : « Fatigués de consentir – Quand notre hygiène de vie étouffe notre pouvoir de dire non »

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